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La peur du dentiste

Comment vous soigner si vous avez peur du dentiste?

Savez-vous que 20% de la population souffre d’angoisses paralysantes à l’idée de devoir aller chez le dentiste ? Et il s’avère que 10% est dentophobique. C’est-à-dire qu’elle ressent un véritable malaise dès qu’il s’agit de s’allonger sur le fauteuil.

SOMMAIRE

Définition et formes d’expression

Les origines de la peur du dentiste

Les conséquences de cette peur

Les solutions pour vaincre la peur du dentiste

Test : mesurez votre peur


La peur du dentiste: qu’est-ce que c’est? Quelles sont ses formes d’expression ?

Dans le langage médical, une phobie désigne une peur ou un état de panique intense, non-fondé et persistant dans certaines situations, ou face à certains objets ou personnes. Quand un patient est atteint de dentophobie, son cerveau envoie des signaux d’alerte que la personne ne peut réprimer.

Dans les pays industrialisés 6 à 14 % de la population présentent une phobie du dentiste ou stomatophobie.

Ces patients ont peur du dentiste très souvent suite à une expérience traumatisante dans un cabinet dentaire durant leur enfance.
Ils ont besoin et veulent aller voir un dentiste car ils ont mal et leurs dents peuvent être presque totalement détruites. Mais malgré la douleur, ils ne parviennent pas à se faire soigner car ils sont traumatisés et ils ont trop peur du dentiste. Les symptômes liés à la phobie dentaire tels que la paralysie, l’étouffement, la sueur, les nausées, empêchent ces patients de se rendre chez le dentiste.

Les formes d’expression de cette peur (phobie)

Ces signaux sont des palpitations cardiaques, des tremblements, une sécheresse de la bouche, des insomnies, une hyper sudation (transpiration). Quelquefois, le soir précédant la visite chez le dentiste, l’anxiété peut produire une chute de tension, des haut-le-cœur.

Lors de la séance, au moment où le dentiste tente d’approcher le patient et d’introduire des instruments dans sa bouche, celui-ci peut être pris de violents malaises, allant jusqu’à l’évanouissement, voire même l’accident cardiaque.

Pour éviter cette situation désagréable, voire catastrophique, la plupart des dentophobiques renoncent purement et simplement à venir en consultation.

Ils ne se manifestent que lorsque leur santé bucco-dentaire est vraiment altérée ou lorsqu’ils souffrent trop pour annuler encore un nouveau rendez-vous. Cette attitude mène inexorablement à l’édentement et justifie que 60% des plus de 60 ans soient aujourd’hui quasiment édentés.

Peu à peu, leur dentition se dégrade, entraînant une baisse de l’estime de soi, l’isolement social (associalisation), l’isolement affectif et sexuel (désérotisation).

Grâce à la médecine moderne, il existe aujourd’hui des cabinets dentaires structurés pour proposer  une prise en charge personnalisée de votre peur du dentiste.

Ces cabinets ou cliniques dentaires spécialisés vous permettent d’accéder aux meilleurs soins dentaires, comme l’implantologie, la chirurgie parodontale ou, d’une façon générale, toute la chirurgie orale, afin de reconstruire votre bouche et l’esthétique du sourire.


Quelles sont les origines de la peur du dentiste?

La peur du dentiste est souvent une peur primitive irrationnelle, profondément ancrée dans le subconscient du patient.

Son origine peut être liée à des expériences directes avec l’environnement dentaire ou indirectes, comme des agressions physiques ou psychologiques, des accidents, des maladies.

Les expériences directes

Elles représentent la façon la plus commune de développer une phobie dentaire. On classe sous cette catégorie les soins dentaires mal conduits ou très invasifs, mais aussi la peur des piqûres (alors même que le patient a pu se voir administrer des piqûres ailleurs dans le corps sans aucun problème).

La phobie dentaire s’encre encore davantage dans l’esprit des patient lorsque le dentiste est perçu comme “froid” ou “insensible”, voire violent, indépendamment de la nature du soin effectué, et donc de l’exposition potentielle à la douleur.

Les expériences “indirectes”

Elles peuvent également générer une stomatophobie. Cette catégorie recouvre une variété importante de situations, comme l’”apprentissage par procuration”, désignant la peur du dentiste générée par le récit de tierces personnes (généralement les parents vers les enfants) racontant leurs expériences traumatisantes et la peur induite chez un patient qui, parfois, n’a pas vécu lui-même ce type de situation.

Citons aussi la “peur des blouses blanches” chez certaines personnes qui associent le contact avec le corps médical à une menace. De plus en plus de dentistes adoptent ainsi des tenues plus décontractées, ceci pour ne pas générer chez leurs patients un niveau d’anxiété à la simple vue d’une tenue classique médicale.

Les odeurs des antiseptiques, comme celle caractéristique de l’eugénol. L’odeur de cette substance extraite de l’huile essentielle de clou de girofle, suffit à plonger le patient dentophobique dans une angoisse, particulièrement s’il a déjà vécu des soins pénibles.

Il y des bruits caractéristiques, comme celui de la « roulette ». En effet, la « roulette » est techniquement ce que l’on appelle la turbine à air comprimé, qui, en tournant à haute vitesse (300 à 400 tours/minute) émet un son très éprouvant pour les dentophobiques.

Certains patients, ayant eu des problèmes de santé importants, comme, par exemple, un cancer, une grosse chirurgie, un accident suivi d’une longue convalescence, peuvent développer une phobie de la douleur. Il s’agit d’un refus “en bloc” de tout contact avec un représentant du corps médical, car ces patients ont déjà mobilisé toute leur énergie et leur résilience pour surmonter leur précédente épreuve de santé. La conséquence, pour ces patients, est une impossibilité à envisager de longues séances pénibles, voire douloureuses, car ils ont épuisé tout leur capital de courage vis-à-vis des soins médicaux. Or, les soins dentaires sont parmi les traitements banaux les plus longs et les plus pénibles.

Des personnes ayant subi des agressions physiques ou psychologiques, comme des violences sexuelles, ou des harcèlements moraux, sont dans des situations où leur capacité de résistance aux agressions de toutes natures est en permanence au bord de leurs limites du supportable. Envisager des soins dentaires peut développer chez ces personnes une peur panique du dentiste. Notamment, au regard de la position allongée, passive, face au praticien qui se tient au plus près, au-dessus d’eux. Symboliquement, cette situation peut être perçue comme une domination et une soumission insupportables.

De plus, l’insertion d’instruments dans la bouche peut apparaître comme un geste très connoté sexuellement, pour les victimes d’abus, et particulièrement pour les victimes d’abus sexuels dans la petite enfance.

Au moment de la position allongée, une forme d’impuissance appelée “impuissance apprise” ou “résignation acquise » est ressentie par le patient. Cette peur de perdre le contrôle de la situation s’apparente à une forme de dépression, de désespoir ou de résignation. Pourtant, dès que le patient sait qu’il va pouvoir interagir directement avec son dentiste, par exemple en levant la main à la simple petite douleur, son niveau d’anxiété baisse.

Sachez enfin qu’il existe des facteurs prédisposants au développement d’une dentophobie. Ainsi, si vous êtes anxieux de manière générale, si vous êtes dépressif, si vous souffrez d’une maladie psychique connue ou vivez une période de stress par ailleurs, vous multipliez les probabilités de contracter une dentophobie.

Heureusement, il existe aujourd’hui des solutions permettant de contourner votre peur du dentiste pour vous permettre d’entretenir votre santé bucco-dentaire et d’effectuer des soins, quand il le faut, en toute quiétude.


Quelles sont les conséquences de la dentophobie ?

Si vous avez peur du dentiste au point de ne plus jamais vous rendre dans un cabinet dentaire, non seulement votre hygiène bucco-dentaire ne sera plus assurée, mais l’état de vos gencives en sera également impacté. Vous vous exposerez à des problèmes de dépôt de plaque bactérienne, pouvant provoquer des gingivites, parodontites et des caries. Des infections chroniques du parodonte et des abcès dentaires peuvent s’installer sans signe douloureux, détruisant peu à peu votre bouche.

Aujourd’hui, il existe des cabinets dentaires spécialisés dans la prise en charge intégrale de votre santé bucco-dentaire, avec des protocoles de sédation parfaitement adaptés aux types de soins dont vous avez besoin, en fonction de votre sensibilité ou de vos peurs spécifiques.


Les solutions pour vaincre la peur du dentiste

Il existe aujourd’hui des techniques modernes de sédation pour contourner cette peur bleue du dentiste, qui peut également se focaliser sur la peur de la piqûre (achmophobie) ou la peur du sang (hématophobie).

Les personnes phobiques peuvent ainsi envisager des traitements dentaires comme l’implantologie, la chirurgie parodontale ou l’esthétique du sourire sans la moindre appréhension.

Les solutions pour soigner les patients qui ont peur du dentiste sont les sédations (ou narcoses) pendant les soins dentaires.

Ces techniques sont également utiles pour des personnes devant faire face à des obligations professionnelles. En effet, elles permettent de compacter les traitements en une ou plusieurs séances longues (4 à 5 heures) et rapprochées (tous les jours si nécessaire).

Egalement les personnes éloignées des centres dentaires d’excellence (les grandes villes) peuvent être intéressées par ces techniques de compactage de soins dentaires sous sédation, qui leur offrent la possibilité d’être soignées en un minimum de temps.


Votre vie est perturbée par la peur du dentiste? Savez vous à quel point?

Répondez à ces questions et voyez à quel point votre souffrance est grande ! 

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