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Les stratégies opératoires en implantologie

Les protocoles d’implantologie modernes diffèrent essentiellement par trois grandes stratégies opératoires :  

SOMMAIRE

La “mise en nourrice” des implants”

La mise en charge précoce

La mise en charge immédiate

Comment choisit-on une technique de pose des implants ?  

1. La “mise en nourrice” des implants

La première est la classique et prudente “mise en nourrice” des implants.

La pose d’implants dentaires est différée ou non par rapport au moment des extractions. C’est le protocole classique. Il est souvent associé à une greffe osseuse et/ou gingivale pré-implantaire. Le délai d’attente de cicatrisation varie entre 3 et 5 mois. Puis la mise en charge des implants est réalisée avec une prothèse.

Qu’est-ce que la mise en nourrice ? 

La mise en nourrice consiste à poser un implant et refermer la gencive par-dessus. L’implant est mis en nourrice pendant trois ou quatre mois (des fois 5 mois si la densité osseuse est faible) sans contact avec la salive et les bactéries qu’elles contiennent, ni aucune pression sur ces implants

La mise en nourrice permet d’obtenir une cicatrisation osseuse autour de l’implant. C’est l’ostéointégration qui prend environ 3 à 5 mois.  

Passé cette durée, la tête de l’implant qui affleure l’os est découverte de sa protection gingivale naturelle. Elle équipée d’une prothèse dentaire vissée ou scellée. Cette prothèse remplace une ou plusieurs dents voir même toutes les dents de l’arcade.  

Ce protocole est utile lors de la pose d’implants dans des édentations par segment. Et particulièrement, lorsque la fixation primaire lors de la pose de l’implant est faible. 

2. La mise en charge précoce

La deuxième plus audacieuse commence aussi par une mise en nourrice mais la mise en charge des implants est réalisée précocement à 6 semaines.

Qu’est-ce que la mise en charge précoce ?  

Ce protocole est exactement la même chose que précédemment, mais il est un peu plus audacieux et consiste à raccourcir cette durée de mise en nourrice à 6 semaines.  

Passé ce délai, la tête de l’implant est également découverte de sa protection gingivale et équipée d’une prothèse dentaire vissée ou scellée provisoire en résine ou PMMA.

La fin de l’ostéointégration et de la maturation des tissus mous se fait pendant encore 6 à 8 semaines.

Puis la prothèse provisoire est remplacée par une prothèse définitive en céramique vissée ou scellée.  

Cette date de mise en charge de l’implant dentaire à 6 semaines est retenue car c’est le moment où la courbe ascendante de la fixation de l’implant à l’os grâce à ostéointégration (cicatrisation osseuse) croise celle descendante de la fixation mécanique primaire à cause de l’ostéolyse réactionnelle post opératoire (fonte osseuse péri-implantaire).

C’est à dire que la fixation de l’implant grâce à l’ostéointégration va prendre le relai de la fixation primaire mécanique (torque) au moment de la pose. 

Cette mise en charge précoce va optimiser l’ostéointégration par une réaction naturelle de densification minérale de l’os péri-implantaire sous l’effet de la pression masticatrice douce.   Ce protocole n’est possible que si la fixation primaire de l’implant au moment de la pose est normale.  

3. La mise en charge immédiate

La troisième, plus moderne et difficile, est la mise en charge immédiate, ou MCI, des implants.

La pose d’implants dentaires se fait souvent immédiatement au moment des extractions avec dans ce cas de figure obligatoirement des greffes osseuses. Puis une prothèse de grande qualité réalisée en CFAO est fixée par des vis dans les implants immédiatement après leur pose.  

Dans certain cas de grande résorption osseuse ou lorsque le patient est déjà édenté alors la pose des implants n’est pas simultanée aux extractions. Dans ce cas, tout une succession de greffes osseuses et gingivales doit d’abord reconstruire les bases osseuses maxillaires pour pouvoir y visser ensuite les implants.

Comment choisit-on une technique de pose des implants ?  

Les techniques varient selon le nombre d’implants posés pour remplacer une dent ou un nombre important de dents et a fortiori pour remplacer toutes les dents. Chaque cas clinique nécessite la création d’un plan de traitement spécifique.  

Il est impossible dans un site internet de vulgarisation destiné à informer le public de décrire toutes les variantes des protocoles à dsposition.  

Nous allons donc prendre les deux situations extrêmes comme exemples didactiques de pose des implants. Les cas intermédiaires sont un mélange de ces extrêmes.  

Le premier exemple est illustré par une série de cas clinique qui vont décrire la stratégie moderne de remplacement de toutes les dents de l’arcade, après leur extraction, par la mise en place d’un bridge esthétique fixe transvissée immédiatement après l’implantation d’un groupe d’une dizaine d’implants.


Dans le deuxième exemple une série de cas clinique vont décrire les stratégies opératoires modernes pour remplacer une seule dent extraite avec un enjeu esthétique majeur :  Une incisive centrale supérieure.  

Ces deux chapitres vont aborder les problématiques différentes de ces deux cas de figure.   Mais il ressort, que même si les protocoles techniques sont différents en réalité les fondamentaux biologiques et mécaniques sous-jacents sont identiques.  

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