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Mise en charge immédiate sur des implants (MCI)

Mise en charge prothèse trans-vissée immédiatement après la pause d’un plan pour reconstruire l’intégralité d’une arcade.

Ce protocole le plus moderne et difficile consiste à fixer immédiatement les implants posés avec une prothèses provisoires en résine ou PMMA sur armature métallique qui les relient entre eux de façon rigide.  

Cette stabilisation des implants nécessite qu’un grand nombre d’implants soient impliqués, de préférences toute l’arcade.  

Le but est de minimiser les micros mouvements dentaires à moins de 200 microns, néfastes pour l’ostéointégration. Ainsi, on optimise la cicatrisation des tissus mous (gencive) autour des plateformes vissées dans les implants et les contours esthétiques de la prothèse.  

L’avantage est une maturation esthétique précoce du festonnage gingival autour des reconstructions prothétiques sur implants.  

Il exonère aussi le patient de porter de fastidieuses prothèses provisoires amovibles ou de rester édenté le temps de l’ostéointégration. Cet aspect est important pour éviter d’associaliser les patients dans le cas d’implantation immédiatement après les extractions dentaires.  

Savez-vous qu’il est possible de restaurer immédiatement avec un bridge esthétique fixe une bouche déjà complètement édentée ou une bouche dont les dents sont condamnées à court terme et doivent être toutes extraites ?  

SOMMAIRE

Comment fait-on une mise en charge immédiate sur des implants ou MCI ?

Quels sont les avantages principaux de la mise en charge immédiate?  

Quels sont les inconvénients principaux de la mise en charge immédiate? 

La MCI ou Mise en Charge Immédiate des implants (i.e. immediate loading of dental implant) après l’extraction totale des dents est l’approche la plus moderne et la plus aboutie de la restauration d’une arcade complètement édentée.  Mais c’est aussi la plus sophistiquée et complexe.

Elle permet la fixation rigide sur un grand groupe d’implants d’une arcade dentaire prothétique complète appelé “bridge” ou “pont” complet, réalisé en résine ou céramique sur une armature métallique.  

Ce bridge est transvissée dans le puit de vissage central que comporte tous les implants, immédiatement au moment de la pose d’un nombre nécessairement le plus important possible, mais suffisant, d’implants.  

Ce bridge temporaire de cicatrisation en résine sur armature métallique et ensuite le bridge définitif en céramique cosmétique ? Ces deux bridges sont réalisés en CFAO par des laboratoires spécialisés, ce sont des prothèses extrêmement sophistiquées.

Les protocoles de fabrication nécessitent des laboratoires très spécialisés qui mettent en œuvre les toutes les dernières technologies numériques de Conception et Fabrication Assistée par Ordinateur appelées CFAO (i.e. CAD CAM).  

En savoir plus : Voir chapitre prothèse numérique

La robotique et l’assistance à la navigation opératoire par guidage numérique lors de l’intervention peuvent être aussi une composante dans ce type de protocole.


Comment fait-on une mise en charge immédiate sur des implants ou MCI ?  

La mise en charge immédiate sur des implants consiste à fixer de façon rigide une prothèse dentaire transvissée en céramique qui assurent à la fois une fonction masticatoire confortable et également une esthétique la plus parfaite possible.  

On parle de bridge (pont en anglais) complet fixé immédiatement au moment de la pose des implants (i.e. full arch immediate implant placement and loading).  

En général, les extractions dentaires se font au moment de la pose des implants et s’accompagnent de greffes osseuses, elles même associées à des techniques d’adjonction de produits sanguins autologues comme les PRF Plasma Riche en Fibrine.  

Le protocole général consiste à simultanément :

  • Extraire toutes les dents restantes au moment de la chirurgie (le cas échéant), les remplacer par des implants.
  • Placer une greffe osseuse allogénique, chargée de PRF, pour boucher les vides entre les implants et parois des alvéoles dentaires après les extractions.  
  • Il est également effectué un apport de facteurs cellulaires cicatriciels, contenue dans les PRF, de façon à aider la formation d’une néo vascularisation tant dans les tissus durs que dans les tissus mous.  

Quels sont les avantages principaux de la mise en charge immédiate?

1. Bloquer tous les implants entre eux afin d’éviter des micros mouvements

Le premier avantage fondamental de la mise en charge immédiate des implants est de bloquer tous les implants entre eux afin d’éviter des micros mouvements entre l’implant et l’os receveur de plus de 200 microns d’amplitude par une prothèse transvissée provisoire (bridge complet transvissé provisoire sur implant en résine ou PMMA)

La prothèse va immédiatement immobiliser les implants posés en réduisant les micromouvements implantaires et optimiser ainsi l’ostéointégration, c’est à dire la cicatrisation osseuse autour des implants.  

2. Un esthétique optimisée

Le deuxième avantage important est une esthétique optimisée difficile à obtenir en général avec un bridge sur implants.

En effet, l’esthétique des bridges sur implants est rarement jolie, car souvent la jonction implant et prothèse est visible et grise. La gencive n’est pas festonnée et ne semble pas naturelle.

Avec ce protocole, les tissus durs et les tissus mous vont cicatriser en même temps, en se “moulant” autour des formes anatomiques de la prothèse. Ce type de cicatrisation optimise ainsi l’esthétique du sourire, avec un festonnage de la gencive qui est si difficile à reconstruire.  

Cette contention par le bridge transvissé immédiat permet à la fois une meilleure ostéointégration des implants et une cicatrisation esthétique des tissus mous autour de la prothèse. La cicatrisation proprement dite des tissus durs autour des implants et des tissus mous autour de la prothèse provisoires va prendre au moins 5 mois.

3. Restaurer immédiatement la mastication et l’esthétique du sourire

Le troisième avantage important est que la pose immédiate d’une prothèse fixe trans-vissée restaure immédiatement la mastication et l’esthétique du sourire.

La puissance de ce protocole est qu’il exonère le patient de rester édenté pendant la première phase de cicatrisation (environs 6 à 8 semaines) le temps de l’ostéointégration. 

Le patient va aussi être exonéré de devoir porter de fastidieuses prothèses provisoires amovibles inconfortables. De plus, ce type de prothèses mobile présente le risque de mobiliser les implants nouvellement posés et créer une fonte osseuse autour des implants.

La pose d’une prothèse transvissée immédiatement après les extractions dentaires et l’implantation évite d’associaliser les patients pendant plusieurs mois.  

4. Le bridge temporaire de cicatrisation est aussi sophistiquée que la définitive

Le quatrième avantage important est que cette première prothèse provisoire en résine est au moins aussi sophistiquée que la deuxième prothèse définitive en céramique.

Ce point est très important car cela va permettre de tester précisément l’esthétique, la phonation, l’occlusion dentaire. Ces informations sont précieuses pour fabriquer le bridge définitif dans les matériaux moins résilients et plus pérennes, comme la céramique sur armature métallique (ou sur de la zircone dans certain cas).

Quelque fois pour des raisons économiques cette prothèse provisoire de très haute qualité peut être gardée plus longtemps (un ou deux ans).Voici quelques cas cliniques de MCI ou mise en charge immédiate d’une arcade complète. (E.i. Full arch immediate loading).  Photos de MCI


Quels sont les inconvénients principaux de la mise en charge immédiate? 

1. Ce protocole nécessite une quantité suffisante d’os natif

 La principale limite de ce protocole chirurgical est qu’il nécessite une quantité suffisante en d’os natif pour placer les implants. C’est à dire l’os d’origine du patient qui n’a pas été déjà greffé.

C’est pour cela que ce protocole est le plus souvent associé à la stratégie « d’extraction et implantation » dans le même temps opératoire. En extrayant les dents stratégiquement on récupère un bon volume d’os natif au niveau des alvéoles dentaires vides pour pouvoir placer les implants dedans.

2. L’implantation postérieure

La deuxième limitation est la nécessité d’aller placer des implants dans les parties postérieures des maxillaires pour reconstruire l’arcade dentaire sur toute sa longueur.

C’est la principale différence avec les techniques dites « all in 4 » ou « all in 6 » qui se limitent le plus souvent à implanter dans les secteurs antérieurs pour justement éviter ces obstacles anatomiques (voir le paragraphe consacré à ces techniques). En effet, la gestion de ces obstacles est très technique et complexe. Elle nécessite une formation spécifique de haut niveau.

Il y a deux grands obstacles anatomiques à l’implantation postérieure :

En bas, à la mandibule : Les 2 nerfs alvéolaires inférieurs courent dans le milieu de l’os sous les dents. Or, la fonte de l’os, de la mandibule suite à une parodontite, ou des extractions anciennes, ou des kystes dentaires, peut conduire à ne pas avoir assez de volume (hauteur et largeur) pour placer les implants entre ce nerf et la crête osseuse.

En haut, au maxillaire : Les 2 sinus maxillaires sont au-dessus des molaires et prémolaires supérieures. Pour les mêmes raisons que précédemment le manque de volume entre le plancher du sinus et la crête osseuse interdit la pose d’implants.

La plupart de ces difficultés sont surmontables grâce aux protocoles de greffes osseuses comme les comblements de sinus, la régénération osseuse guidée, les comblements d’alvéoles dentaires ou les ostéotomies suivies de greffes allogéniques, ou d’autogreffes, ou de substituts osseux. Ces chirurgies doivent être effectuée par un spécialiste.

3. La capacité technique du chirurgien à pouvoir multiplier les interventions

La troisième limitation est la capacité technique du chirurgien à pouvoir multiplier des interventions nécessaires tout en étant parfaitement à l’aise avec n’importe lequel des protocoles.

Ces grandes complications opératoires rendent le protocole de MCI assez exclusif car il nécessite d’avoir les formations requises, les diplômes nécessaires, l’expérience chirurgicale et prothétique.

4. La capacité technique du laboratoire de prothèse dentaire

La quatrième limitation est la capacité technique du laboratoire de prothèse dentaire à pouvoir lever toutes les extrêmes complications techniques en CFAO. Là encore le protocole de MCI est assez exclusif au niveau du laboratoire car il nécessite d’avoir la formation requise, les machines CFAO onéreuses à disposition et l’expérience prothétique.

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