Neurolept - Anesthesie dentaire. Soins dentaire sans douleur : technique de neurolept-analgésie par Jerome Weinman, specialiste chirurgie dentaire esthetique . Anesthésie dentaire

Soins dentaires sans douleur : sédation dentaire et neurolept-analgésie



Techniques de neurolept-analgésie au sein d’un bloc spécialisé en clinique

Définition

La neurolept-analgésie, ou mieux la benzanalgésie, est une méthode d'anesthésie par intra veineuse associant un analgésique (médicament agissant contre la douleur) et un neuroleptique, ou une benzodiazépine (médicament ayant une action sédative sur le système nerveux). Les produits les plus fréquemment employés sont les morphiniques (alfentanyl ou sufentanyl), pour l'analgésie, et le midazolam, et/ou le dropéridol pour l'action sédative.

En raison des spécificités de l'approche technique, physiopathologique et pharmacologique du patient anesthésié et de l’impératif de sécurité qui entourent cet acte à toutes les étapes, la pratique médicale de l'anesthésie n'est légalement possible en France que par un médecin anesthésiste réanimateur.

Elle est complétée par une anesthésie locale ou loco régionale qui permet, par différentes techniques, de n'insensibiliser que la partie de votre corps sur laquelle se déroulera l'opération. Son principe est de bloquer les nerfs de cette région, en injectant à leur proximité un produit anesthésique local.

Dans certains cas (malade anxieux, douleur trop importante), on leur associe un hypnotique (protoxyde d'azote à haute concentration, barbiturique d'action rapide, benzodiazépine à effet hypnotique) pour endormir le malade : on parle alors de narconeuroleptanalgésie.


L’intérêt

La neurolept-analgésie est une technique par abord veineux de mise en sédation plus ou moins profonde.

Elle est quasiment sans danger et peut être répétée sur plusieurs jours.

On peut ainsi mener à bien d'importants travaux dentaires dans un temps resserré, assez souvent une semaine.
L'ensemble des interventions (taille des dents, prise d'empreinte, pose des dents provisoires, etc.) peut être regroupé en 1 à 2 rendez-vous au bloc opératoire. Corrélativement, la souffrance et les phases de stress ont une emprise moins longue sur le patient.

Seules les séances de pose de prothèses doivent être différées, le temps que le laboratoire de prothèses les réalise.

La méthode de sédation par neurolept-analgésie rend possible la diminution du nombre et du temps des interventions, réduisant ainsi également la douleur et les phases de stress

Les effets

La neurolept-analgésie est une méthode qui a été mise au point en 1959.
La neurolept-analgésie peut être proposée chaque fois qu’un geste opératoire douloureux doit être pratiqué sans qu’il ne nécessite une anesthésie générale profonde

L'anesthésie obtenue, subconsciente, est dite vigile : le patient est réveillé mais calme.

En effet, la neurolept-analgésie produit un état de somnolence sans perte de connaissance : on peut répondre à des ordres simples mais sans ressentir de douleur. Elle diminue la tension émotionnelle et l’anxiété et cette sérénité est accompagnée d’une indifférence psychologique envers les stimuli douloureux et le temps qui passe.

Elle est systématiquement complétée par une anesthésie locale ou loco régionale.

Son emploi est parfois suivi d’une amnésie transitoire rétrograde, en conséquence de quoi le patient ne se souvient pas ou peu de l’intervention.

La dose de médicaments étant moindre que dans l’anesthésie générale, le patient se réveille plus rapidement et retourne à son domicile quelques heures après l’acte, mais toujours accompagné.


Précautions à prendre

Une recherche d’allergie doit être effectuée lors de la consultation d’anesthésie. L’anesthésiste enquête sur les antécédents médicaux. Si le patient est sujet à une insuffisance respiratoire, le médecin doit le placer sous surveillance stricte, voire continue de l’oxygénation du sang avec un contrôle par un saturomètre.


Déroulement

- Une consultation d’anesthésie est légalement obligatoire avant de réaliser une neurolept-analgésie afin d’évalue l’état de santé et les contre-indications possibles.

- Dans les heures précédant l’intervention, une prémédication est administrée pour supprimer l’angoisse liée à l’attente et potentialiser l’effet de la neurolept-analgésie.

- Le patient doit être à jeun depuis six heures avant l’intervention.

- Au sein d’un bloc opératoire spécialisé pour ce type de protocole, le médecin anesthésiste réalisera un abord veineux en plaçant une perfusion dans le bras pour permettre d’injecter les médicaments.

- les médicaments (neuroleptiques ou benzodiazépines) associé à un analgésique morphinique puissant entraînent un assoupissement. Pendant cette période le patient respire lentement, comme dans le sommeil. Un apport d’oxygène est inutile s’il n’y à pas d’apnées du sommeil.


Effets indésirables et contre indications

Du fait de la lente élimination du neuroleptique, il peut être responsable de somnolences après l'opération

Les autres contre-indications de la neurolept-analgésie sont la maladie de Parkinson, car cette technique risque d'en aggraver les symptômes ; le phéochromocytome (tumeur de la glande médullosurrénale), car la neurolept-analgésie peut provoquer dans ce cas une poussée d'hypertension artérielle ; enfin, l'hypovolémie (diminution du volume sanguin), car elle peut entraîner une baisse de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque.