Anesthésie dentaire et anesthésie générale
Techniques d’anesthésie générale au sein d’un bloc opératoire en clinique
L’intérêt
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L'anesthésie générale permet de compacter des interventions longues notamment chirurgicales ou même des soins dentaires lorsque le contexte l’indique. Sont candidat à cette technique des patients extrêmement angoissés et agités présentant des pathologies générales à risque qui contre indiquent la simple neurolept-analgésie. Ils nécessitent une surveillance accrue des fonctions vitales au bloc opératoire. |
Lors d’intervention chirurgicales particulièrement invasives ou la suspension de la sensibilité douloureuse totale est indiquée mais impossible par d’autres techniques plus légères l’anesthésie générale prend toute sa valeur. |
Définition
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L'anesthésie générale, ou AG, est un acte médical dont l'objectif principal est la suspension temporaire et réversible de la conscience et de la sensibilité douloureuse, obtenue à l’aide de médicaments (drogues anesthésiques) administrés par voie intraveineuse et/ou inhalée. À cet objectif essentiel, permettant la réalisation sans mémorisation et sans douleur des interventions chirurgicales s'associe la nécessité d'une surveillance continue et souvent d'un contrôle artificiel (physique et/ou pharmacologique) des fonctions vitales : respiration (fréquence et volumes respiratoires, oxymétrie), hémodynamique (fréquence et rythme cardiaques, pression artérielle), thermorégulation, tonus musculaire. |
En raison des spécificités de l'approche technique, physiopathologique et pharmacologique du patient anesthésié et de l’impératif de sécurité qui entourent cet acte à toutes les étapes, la pratique médicale de l'anesthésie n'est légalement possible en France que par un médecin anesthésiste réanimateur (décret du 5 décembre 1994) |
Modalités
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L'anesthésie générale est toujours réalisée à jeun (six heures minimum pour les adultes, quatre heures pour les enfants), car le relâchement corporel s'accompagne d'une perte des réflexes de protection des voies aériennes et d'un risque d'inhalation du contenu gastrique, dont les conséquences peuvent être gravissimes (pneumopathie d'inhalation). |
Elle se déroule en quatre étapes : - Une consultation d'anesthésie, - Une visite pré anesthésique, - L'anesthésie en elle-même, - Le réveil sous surveillance. |
La consultation pré anesthésique
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La consultation pré anesthésique réalisée par un médecin anesthésiste réanimateur constitue une obligation légale. Un examen médical approfondi permet de mieux vous connaître, de révéler votre passé médical et chirurgical, de savoir si vous prenez des médicaments. Aucune donnée scientifique ou norme réglementaire n'impose la pratique systématique d'examens complémentaires. Seuls ceux motivés par les données de l'interrogatoire, de l'examen, de l'acte et de l'anesthésie envisagée sont indispensables. Le cas échéant, une consultation spécialisée est demandée : électrocardiogramme, radiographie pulmonaire, examens sanguins. Au cours de la consultation vous êtes invité(e) à poser toutes les questions que vous jugerez utiles à votre information. |
Au terme de cette visite, un mode d'anesthésie, défini en fonction de votre état de santé, du résultat des examens complémentaires éventuellement prescrits et du geste chirurgical, vous est expliqué. Le choix final relève de la décision et de la responsabilité du médecin anesthésiste réanimateur qui pratiquera l'anesthésie. Lorsqu'une transfusion sanguine s'impose, le médecin vous en informe. Hormis les cas d'urgence vitale, le médecin anesthésiste peut refuser de pratiquer une anesthésie. Une anesthésie ne peut être pratiquée chez un mineur sans l'autorisation écrite des parents, du tuteur légal, ou de la personne physique ou morale qui a reçu mandat écrit des parents. |
L'acte anesthésique
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La veille ou le matin de l'intervention peut vous être prescrite une prémédication pour calmer votre inquiétude et vous préparer à l'anesthésie. Vous devez aussi rester à jeun. Dès que vous arrivez en salle d'opération, un(e) infirmier(e) anesthésiste et un médecin anesthésiste réanimateur vous accueillent. Ce dernier n'est pas obligatoirement celui que vous avez rencontré en consultation pré anesthésique. Néanmoins, le médecin consultant a pris la précaution de transmettre votre dossier à son confrère qui vous prend en charge. L'anesthésie, quel que soit son type, se déroule dans une salle équipée d'un matériel adéquat, adapté à votre cas et vérifié avant chaque utilisation. Tout ce qui est en contact avec votre corps est soit à usage unique, soit stérilisé. Le médecin anesthésiste réanimateur et l'infirmier anesthésiste assurent l'anesthésie et la surveillance médicale tout au long de l'intervention. Ils surveillent le cœur à l'aide d'un électrocardioscope ainsi que la tension artérielle, la respiration et l'oxygénation de votre sang. |
Les consignes pré anesthésiques Ne pas prendre dans les 15 jours qui précèdent l'intervention :
Par ailleurs :
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Le réveil
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À la fin de l'intervention, vous serez conduit(e) dans une salle de surveillance post opératoire pour y être surveillé(e) de manière continue avant de regagner votre chambre ou de quitter l'établissement. Ce temps consacré au réveil assure la meilleure sécurité possible après l'anesthésie et l'intervention. La surveillance est identique à celle qui est exercée pendant l'anesthésie. Un infirmier vous assiste pour vous prodiguer les soins nécessaires et calmer les douleurs relatives à l'acte chirurgical. Un médecin anesthésiste réanimateur supervise cette période. |
Lorsque le médecin anesthésiste réanimateur estime que vous êtes correctement réveillé(e), vous êtes raccompagné(e) dans votre chambre. Une prescription est transmise à l'infirmière du service afin de poursuivre les traitements indispensables à votre état de santé et calmer les douleurs post-opératoires. Pendant votre hospitalisation, le médecin anesthésiste réanimateur reste à votre disposition pour vous rencontrer si vous le souhaitez. |
Quels sont les inconvénients et les risques de l'anesthésie ?
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Tout acte médical, même exercé avec compétence et dans le respect des données acquises de la science, comporte toujours un risque. Les conditions actuelles de surveillance de l'anesthésie et de la période du réveil permettent de dépister rapidement les anomalies et de les traiter. Les nausées et les vomissements sont devenus rares avec les nouvelles techniques et les nouveaux médicaments. Les accidents liés au passage de vomissements dans les poumons sont exceptionnels si les consignes de jeûne sont respectées. L'introduction d'un tube dans la trachée (intubation) ou dans la gorge (masque laryngé) pour assurer la respiration pendant l'anesthésie peut provoquer quelques rares maux de gorge ou enrouements passagers. |
Des traumatismes dentaires sont possibles. C'est pourquoi il est très important que vous signaliez tout appareil ou fragilité dentaire particulière. Une rougeur douloureuse au niveau de la veine dans laquelle les produits ont été injectés peut s'observer. Elle disparaît en quelques jours. La position prolongée sur la table d'opération peut entraîner des compressions nerveuses. Dans la majorité des cas, les choses rentrent dans l'ordre en quelques jours ou semaines. Des complications imprévisibles comportant un risque vital sont extrêmement rares. Pour donner un ordre de grandeur, des complications sérieuses ne surviennent qu'une fois sur plusieurs centaines de milliers d'anesthésies. Qu'en est-il de la transfusion sanguine ? S'il existe une probabilité que vous soyez transfusé(e) pendant votre opération, vous recevrez une information spécifique sur les techniques et le risque transfusionnels. |
L'anesthésie en ambulatoire : recommandations
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Lors de la sortie après une anesthésie ambulatoire Ayant subi une anesthésie, si courte et si légère soit-elle, votre vigilance peut être abaissée sans que vous ne vous en aperceviez. Il vous est demandé de prendre les dispositions médicales et légales suivantes pour le jour de votre intervention en hospitalisation ambulatoire (sortie le jour même). Après une anesthésie ambulatoire : une hospitalisation éventuelle peut être décidée ; vous ne pouvez quitter la clinique qu'accompagné(e) ; vous ne pouvez pas repartir seul(e), même en taxi ; ne conduisez pas de véhicule ; |
n'utilisez pas les transports en commun pendant les 24 heures suivantes ; ne restez pas seul(e) la première nuit ; disposez d'un téléphone ; le repos vous est conseillé ; ne prenez que les traitements prescrits ; ne prenez aucune responsabilité importante ; Vous pouvez manger et boire légèrement le soir de l'examen mais ne consommez pas d'alcool. |








